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Grands Assemblages – Partie 6 : Mise en plan

Nous nous sommes attardés dans les précédents articles, dédiés aux grands assemblages Solid Edge, aux temps d’ouvertures et vitesse d’affichage du 3D. Aujourd’hui nous abordons la problématique de la mise en plan déjà bien détaillé dans l’article Grands Assemblages Partie 2 par Matt Lombard.

Cas concret : le bulldozer

Grands Assemblages Solid Edge - Partie 6 : Mise en Plan

Le Bulldozer

Rappel des chiffres :

  • 2 353.82Mo / 2726 pièces / 11 127 occurrences / 581 asm / 1211 occurrences d’asm
  • Temps d’ouverture : 1min30 au mieux en local / RAM : 4.4 Go / 15s et 1.6 Go en simplifié
  • Fluidité du mouvement 3D : Bonne

Options des mises en plan

Commençons par le plus simple : vérifier quelques options.

Grands Assemblages – Partie 5

Cette cinquième partie s’attaque aux assemblages simplifiés solid edge et fait suite à 2 premières parties concernant les grands assemblages issues d’une traduction des articles de Matt Lombard du blog officiel Solid Edge et d’une 3eme partie présentant un point de départ pratique et concret : les options à régler, sans manipulations et enfin une 4eme partie présentant la simplification des pièces.

Cas concret : le bulldozer

Assemblages simplifiés - Solid Edge

Le Bulldozer

Rappel des chiffres :

  • 2 353.82Mo / 2726 pièces / 11 127 occurrences / 581 asm / 1211 occurrences d’asm
  • Temps d’ouverture : 1min30 au mieux en local / RAM pour edge.exe : 4.4 Go
  • Fluidité du mouvement : Bonne

L’article précédent explique en détail comment créer les pièces simplifiées. Cet article se concentre sur les assemblages simplifiés.

Assemblages Solid Edge Simplifiés

Les assemblages simplifiés améliorent 2 problématiques :

  1. Temps d’ouverture fortement diminué car les pièces ne sont pas chargées
  2. Vitesse d’affichage améliorée car moins de faces affichées

Grands Assemblages – Partie 4 : Pièces Simplifiées

Cet article fait suite à 2 premières parties d’articles sur les grands assemblages solid edge issus d’une traduction des articles de Matt Lombard du blog officiel Solid Edge et d’une 3eme partie présentant un point de départ pratique et concret : les options à régler, sans manipulations.

Cas concret : le bulldozer


Le Bulldozer

Rappel des chiffres :

  • 2 353.82 Mo
  • 2726 pièces uniques
  • 11 127 occurrences
  • 581 asm unique, 1211 occurrences d’asm
  • Temps d’ouverture : 1min30 au mieux en local
  • RAM pour edge.exe : 4.4 Go (Windows complet semble avoir besoin de plus de 8 Go)
  • Fluidité du mouvement : Bonne

Nous terminions l’article sur la création d’une configuration d’affichage sans les petites pièces, pour accélérer l’ouverture et les manipulations des vues. Le paramétrage peut aider mais ne fera pas tout. Et surtout, il est possible de faire bien mieux avec quelques manipulations qui, si elles sont réalisées au fil de l’eau, sont quasiment invisibles en temps de travail.

Pièces Simplifiées pour améliorer les grands assemblages solid edge

Les pièces simplifiées améliorent 2 problématiques rencontrées dans les grands assemblages :

  1. Temps d’ouverture grâce à un modèle moins lourd
  2. Vitesse d’affichage grâce à un modèle moins complexe

Grands Assemblages – Partie 3 : Les Options

Cet article grands assemblages solid edge fait suite à 2 premières parties issues d’une traduction des articles de Matt Lombard du blog officiel Solid Edge dans lesquels il présente la problématique générale de simplification des grands  assemblages l’approche à adopter et mentionne les outils Solid Edge que l’on peut utiliser. Son 3ème article présente la simplification des pièces et des assemblages. Nous nous éloignons de la simple traduction pour nous attaquer à un cas concret et voir en pratique la démarche et les outils à adopter.

Cas concret : le bulldozer

Dans la suite des articles sur les grands assemblages solid edge, nous allons nous baser sur un exemple venant des jeux de démo du logiciel Solid Edge : le bulldozer !

Grands Assemblages Solid Edge - partie 3

Le Bulldozer

Pour notre cas test, nous avons rassemblé tous les fichiers dans un seul et même dossier en local. Ce ne sera pas votre cas et nous le prendrons en compte pour la suite : vos fichiers sont répartis à travers des dossiers réseaux.

Première étape : évaluer la complexité de l’assemblage.

Donnons des chiffres :

  • Windows :
    • 2.28 Go : temps d’ouverture et d’enregistrement conséquent
    • 3951 fichiers :
      • 587 assemblages
      • 539 tôles jusqu’à 25 Mo
      • 2395 pièces jusqu’à 70 Mo


Propriété du dossier

  • Solid Edge : onglet Inspection, statistiques
    • 2 353.82 Mo
    • 2726 pièces uniques
    • 11 127 occurrences
    • 581 asm unique, 1211 occurrences d’asm


Statistiques sur l’assemblage – tri sur le nombre d’instance

Que nous disent ces informations ?

  • Plus de 2 Go : ouverture et enregistrement long
  • Plus de 10 000 occurrences : l’affichage risque d’être lent
  • Des pièces de plusieurs dizaines de Mo : de la complexité dans la conception
  • 10 niveaux de sous assemblages : une réflexion doit être menée sur le niveau de simplification
  • Des pièces utilisées 280 fois, des asm utilisés 78 fois : beaucoup de répétition sur lesquelles une simplification peut avoir un fort impact côté performance

Etats des lieux

Les statistiques de l’assemblage nous donnent une idée de comment va se comporter Solid Edge. Mais qu’en est-il en réalité ? Cela va évidemment dépendre de votre machine. La mienne :

  • Dell Precision M6700 : ordinateur « portable » station de travail professionnelle
  • 16 Go de ram
  • Disque dur à 5400 tr/min (lent !)
  • Carte graphique AMD Radeon HD 7800M
  • Processeur Intel Core i7-3520M @ 2.9GHz
  • Windows 7 Pro

Test de référence : ouverture

  • Toutes les pièces affichées
  • Toutes les pièces non disponibles
  • Rien de simplifié
  • Options d’affichages par défaut (voir la suite) et en ombrage sans arêtes
  • Chrono jusqu’à reprendre la main pour bouger la vue
  • Test refait plusieurs fois en gardant Solid Edge ouvert

Résultats :

  • Temps : 1min30 au mieux
  • RAM pour edge.exe : 4.4 Go (Windows complet semble avoir besoin de plus de 8 Go)
  • Fluidité du mouvement : Bonne

Rendre tout disponible :

  • Temps : 6min après les 1min30 d’ouverture
  • RAM pour edge.exe : >10Go
  • Fluidité du mouvement : Moyenne

Utilisation des ressources

Grands Assemblages – Partie 2 : Autour de Solid Edge

Cet article fait partie d’une série sur les grands assemblages solid edge partiellement traduite du blog Solid Edge sur Siemens PLM Community. Nous ajoutons nos remarques, complément d’informations et détails des fonctions de manière évidente pour respecter les propos de l’auteur Matt Lombard.

Dans le désordre, les sujets suivants seront abordés et détaillés :

  • Pièce simplifiée
  • Assemblage Simplifié
  • Configuration d’affichage
  • Réseau et matériel
  • Configuration Windows et antivirus
  • Solution de gestion de données (PDM)
  • Paramétrages d’affichage et de chargement
  • Gestion des liaisons et mise à jour/sauvegarde limitée
  • Mise en plan

Lien vers l’article original de cette deuxième partie

Réseau

Une autre source récurrente de problèmes de performances vient du réseau. La vitesse du réseau est une problématique séparée que je [Matt Lombard] n’aborderais pas ici. C’est plus une question d’infrastructure informatique. Mais il y a des choses que vous pouvez faire du point de vue de l’administrateur CAO et qui peuvent améliorer grandement les performances du système lorsque vous utilisez des fichiers sur le réseau.

NDLR : Quelques vérifications et recommandations côté matériel :

  • Un serveur de fichier dont le hardware (la machine qui sert de serveur sur laquelle sont stockés les fichiers) est dédié à cette activité : les fichiers CAO sont volumineux par rapport à d’autres types de fichiers. Un assemblage peut vite dépasser les 100aines de Mo et plusieurs utilisateurs peuvent y faire appel en même temps.
  • Des disques durs rapides côté serveur pour supporter la charge de plusieurs utilisateurs simultanés
  • Des cartes réseaux 10Gb minimum côté serveur et 1Gb minimum côté utilisateur
  • Ne pas négliger les câbles : ceux qui viennent du mur (catégorie 5E ou plus) mais aussi ceux à l’intérieur du mur. Les locaux peuvent être très vieux et les câbles cachés dater d’une autre époque…
  • Pensez également à tous les intermédiaires entre vous et le serveur, notamment les HUB qui peuvent être un nœud d’embouteillage

Côté logiciel, quelques réglages sont à tester si possible, expliqué en détail dans cet article : quelques réglages windows

  • Antivirus : avec l’accord de l’IT, désactiver le scan des fichiers Solid Edge (par, psm, asm, dft et cfg)
  • Windows : désactiver la mise en cache des miniatures en réseau dans le thumbs.db

PDM (Gestion de données)

Ma solution favorite est d’éviter le réseau lorsque c’est possible. La meilleure façon de le faire est d’utiliser une solution de gestion de données (PDM – Product Data Management). Si vous avez des problèmes de performances dus à l’utilisation des fichiers sur le réseau, vous avez besoin d’un PDM. Vous n’êtes pas obligé d’investir 50k€ pour avoir un PDM utilisable. La sélection d’un PDM demanderait une série entière d’articles que quelqu’un d’autre devra écrire, donc restons-en ici : « vous avez besoin d’un PDM ».

NDLR : Nous proposons plusieurs solutions de gestion de données chez Digicad en fonction de l’objectif recherché. En ce qui concerne la problématique des grands assemblages solid edge, nous proposons la solution EdgePLM Compact de l’éditeur ISAP qui permettra d’y répondre le plus simplement possible et donc le moins onéreusement possible.

La raison pour laquelle vous avez besoin d’un PDM st que le coffre-fort du PDM est centralisé (sur le réseau), mais lorsque vous ouvrez un fichier pour le modifier (« check ou », « extraction »), il est copié en local sur votre machine de telle façon que ça ne pose pas de problèmes de duplication, d’écrasement de fichiers identiques, de droits d’accès. C’est ce genre de chose qu’un PDM gère. Donc vous avez les avantages du travail en réseau (partage des données) sans les désavantages. Avoir un PDM ne devrait même pas être une question et il vous aidera avec tout un tas d’autre chose, comme vos méthodes complexes pour éviter d’écraser les modifications de vos collègues, contrôler les révisions des composants, et des tonnes de problèmes de gestions des fichiers qu’un PDM résout naturellement. Encore une fois, si vous êtes concerné par les performances d’assemblages, l’un des premiers outils à mettre en place est un PDM de base.

Mise en plan

Une problématique que je n’ai pas vraiment abordée dans la première partie est la mise en plan. Si vous réfléchissez à ce que les plans doivent réaliser, ce sont de lourdes tâches lorsqu’il s’agit de grands assemblages solid edge avec beaucoup de pièces, peut-être même des coupes ou écorchés, détails, éclatés pour montrer votre assemblage dans de nombreuses positions et configurations.

Vous devez éviter les interférences autant que possible pour garder le plan le plus léger réactif possible. Lorsque le modèle solide a des interférences, il n’est pas rare que des arêtes semblent manquer. Parce que ça pose des problèmes d’affichages, il est probable que le logiciel passe encore plus de temps à essayer de calculer ce mauvais dessin. Alors pensez à vérifier les interférences si vous voyez des choses bizarres dans vos vues.

Les détails sont super et les nouveaux utilisateurs 3D sont parfois un peu aveuglé par la quantité de détails qu’ils peuvent créer. Vous pouvez réaliser des boulons super réalistes, jusqu’à écrire la gravure sur la tête, les congés sur les arêtes, les textures et pourquoi pas le filetage hélicoïdal. Est-ce que tous ces détails rendent votre travail plus professionnel ? Non, cela veut juste dire que vous êtes peut être un peu surmotivé. La plupart d’entre nous ont dépassé ce stade où nous voulons créer le plus de détails possibles.

Le problème avec les détails est qu’ils sont couteux à plusieurs titres. D’abord, ils prennent du temps à être créés. Ensuite, ils prennent du temps à s’afficher à chaque fois que vous en avez besoin. Nous avons déjà discuté de ce problème dans la première partie et il revient à la charge encore plus peut-être dans les mises en plan. Les vues doivent calculer chaque arête et ensuite décider si elles sont cachées, affichées, grisées, en pointillées… Pour chaque pièce, à chaque fois qu’elle est affichée. Cela nous amène à notre grande problématique lorsque l’on discute de performance :

L’objectif

Chaque plan, chaque modèle derrière le plan a un seul ou toute une série d’objectifs. Pour quel besoin avez-vous conçu cet assemblage ? Quel est l’utilisation du plan ? Est-ce juste une étude de concept ? Un plan d’inspection ? Est-ce un modèle utilisé comme base pour un moule d’injection complexe ? De combien de plans avez-vous besoin pour créer un moule ? Y a-t-il une différence entre un plan de fabrication et un plan d’inspection ?

Une fois que vous avez répondu à ce type de questions, alors vous pouvez décider du niveau de détails requis. Il se peut que vous ayez vraiment juste besoin de représenter juste la tête de la vis pour qu’elle soit visible dans les instructions d’assemblage mais que vous n’ayez pas besoin de voir la longueur du corps de la vis. Ou peut-être que vous avez besoin d’une vue ombrée pour une inspection visuelle, mais pas besoin de toutes les cotations. Une inspection d’un service qualité d’une entreprise aérospatiale n’a pas les mêmes prérequis qu’une inspection par l’atelier de fabrication avec un pied à coulisse.

Après ça nous pourrions continuer avec la problématique des tolérances sur le modèle 3D, mais c’est un sujet pour une autre fois.

Utiliser le bon niveau de détails pour l’objectif particulier de votre assemblage / plan fait partie de l’utilisation efficace de vos ressources.

Plus d’outils

Mise à jour limitée

Revenons aux problèmes de performances. Il y a des outils supplémentaires que vous pouvez utiliser pour gérer au mieux les performances des grands assemblages solid edge. La mise à jour limitée et l’enregistrement limité peuvent vous éviter de gaspiller du temps avec du temps de calcul et d’enregistrement inutile. L’aide de Solid Edge donne une bonne description du fonctionnement de ces outils notamment lorsque les pièces sont activées dans le contexte de l’assemblage.

Grands Assemblages Solid Edge - Partie 2

Onglet Outils : Mise à jour et Enregistrement limité

NDLR : Ces commandes doivent se déverrouiller d’abord dans les options de Solid Edge, Assemblage. Ensuite vous pouvez les activer ou non. Lorsqu’elles sont activées, la mise à jour et la sauvegarde d’un assemblage n’agit que sur les fichiers qui ont été modifiés par l’utilisateur, et pas sur tous les fichiers en liaison (copie de pièce, copie interpièce, variable, etc.) avec eux.

Par exemple : dans le contexte de très grands assemblages solid edge, vous éditez en place une pièce d’un sous assemblage. La modification entraine un déplacement des pièces dans le sous assemblage ainsi que la modification d’autres pièces qui l’utilisent en copie de pièce par exemple. Avec ces options activées, la mise à jour des ces relations d’assemblages et de ces liaisons ne se fera pas automatiquement. A l’enregistrement, seul l’assemblage de tête et la pièce seront sauvegardées, mais pas toutes les autres pièces liées ni le sous assemblage. Rien n’est perdu : les modifications sont enregistrées mais pas répercutées ailleurs. Il suffira de mettre à jour les autres pièces.

Pour un travail quotidien, avec une sauvegarde régulière des modifications, ça peut être très utile. En fin de journée, ou lorsque vous en avez besoin (vérification de la conception), vous forcez la mise à jour des composants et leur enregistrement (en désactivant ces options par exemple).

A utiliser avec précaution puisqu’il ne faut pas oublier de mettre à jour les autres composants de temps en temps !

Pièces Indisponibles

Tant qu’on y est, pour les petits assemblages, rendre toutes les pièces disponibles n’a peut-être pas d’impact. Mais pour les grands assemblages solid edge l’impact peut être énorme. Si tout ce que doit faire une pièce est « d’avoir l’air belle », alors indisponible est l’état correct. Si vous devez l’utiliser, la changer, l’assembler, alors vous devez l’activer.

NDLR : activer une pièce peut se faire de nombreuses manières très rapidement, sans même sortir de la commande en cours :

1. Dans la commande Assembler, le bouton en plein milieu permet d’activer une pièce qu’on aurait oubliée, sans sortir de la commande !

Grands Assemblages Solid Edge - Partie 2

2. Clic droit sur une pièce

3. Bouton dans l’onglet d’accueil, en sélection-action ou action-sélection


4. Raccourci clavier ou menu radial : personnalisez vos raccourcis !

5. Configuration d’affichage : encore elles, en option, elles enregistrent aussi l’état disponible/indisponible des pièces affichées


Laissez décochée cette option permet de désactiver les pièces masquées et d’activer les pièces affichées

Bref, travailler avec les pièces indisponibles ne doit pas ralentir les manipulations !

Geler les liaisons

Geler les liaisons peut aussi être un moyen important de bloquer momentanément les mises à jours et ainsi gagner du temps de calcul. Pour geler une liaison, il suffit de faire un clic droit, dans la pièce sur la branche liaisons. Vous pouvez bien sûr dégeler ces liaisons. Les rompre par contre est irréversible.


Geler / Dégeler les liaisons

Résumé – Gestion des grands Assemblages Solid Edge

Les performances d’assemblages ne concernent pas uniquement des réglages et de la simplification. Il y a une bonne dose de réflexion en amont à faire pour réussir à garder une légèreté des données malgré leur accumulation. La gestion des fichiers, le curseur détail / objectif, la gestion des liaisons sont également importants.

De Matt Lombard (Siemens), traduit et complété par Nicolas Bernard (Digicad)

Grands Assemblages – Partie 1 : Les Outils

Digicad vous propose pour ces prochaines semaines une série d’articles sur la gestion des grands assemblages solid edge et comment tirer le meilleur parti de Solid Edge. Ces articles sont une traduction directe de ceux de Matt Lombard, rédacteur du blog Solid Edge sur Siemens PLM Community. Nous ajouterons nos remarques, complément d’informations et détails des fonctions de manière évidente pour respecter les propos de l’auteur.

Dans le désordre, les sujets suivants seront abordés et détaillés :

  • Pièce simplifiée
  • Assemblage Simplifié
  • Configuration d’affichage
  • Réseau et matériel
  • Configuration Windows et antivirus
  • Solution de gestion de données (PDM)
  • Paramétrages d’affichage et de chargement
  • Gestion des liaisons et mise à jour/sauvegarde limitée
  • Mise en plan

Lien vers l’article original de cette première partie

Digicad vous propose une gestion des grands assemblages solid edge

Introduction, Grands Assemblages Solid Edge

Le terme « Grands Assemblages » peut faire référence à des idées différentes selon les personnes. Si le nombre ou la complexité des pièces de votre assemblage cause des problèmes de performance à votre ordinateur/réseau, alors vous avez des grands assemblages, peu importe le nombre de pièces. Pour certaines personnes, cette limite sera à 1000 pièces. Pour d’autres peut être 10 000, pour d’autres encore ce sera 100 000 pièces. Il est bon de savoir que Solid Edge peut manipuler des assemblages aussi grands que vous le désirez. L’article suivant se base en partie sur une conversation avec Art Patrick [et Matt Lombard, NDLR], le responsable développement de l’environnement assemblage de Solid Edge, et en partie sur ma [Matt Lombard] propre expérience après 20 ans d’expérience du monde de la CAO.

Il n’y a pas une seule baguette magique lorsque l’on fait face à des grands assemblages solid edge ou des assemblages avec des problèmes de performance. Il n’y a pas une seule solution à tous les problèmes, ou même à la plupart des problèmes. Tirer le meilleur parti de Solid Edge pour travailler efficacement avec des assemblages de n’importe quelle taille demande de la préparation et du travail en amont de l’assemblage en lui-même. Listons quelques actions à mener pour améliorer les performances des grands assemblages.

Pièces simplifiées


L’un des plus gros impacts que vous pouvez avoir sur les performances des grands assemblages solid edge est de simplifier les pièces qui sont réutilisées beaucoup de fois. Par exemple, si vous utilisez beaucoup de visseries, vous avez certainement besoin de voir apparaitre ces composants dans les nomenclatures et la mise en plan, mais de quels détails avez-vous besoin ? Avez-vous vraiment besoin du filetage hélicoïdal ?

NDLR : heureusement Solid Edge le représente par une simple texture, que l’on peut d’ailleurs encore simplifier en utilisant simplement une couleur. Rendez-vous dans les styles de votre modèle et modifiez le style « Filetage », effacer la texture et mettez une couleur bien repérable.

Digicad vous propose une gestion solid edge des grands assemblages solid edge

Style des filetages

Avez-vous vraiment besoin des marquages sur la tête ? Du petit chanfrein sous la tête ? Peut-être que seule la forme de la tête et du corps de la vis à la bonne longueur vous suffit ? Peut-être même juste la tête ?

Vous ne réalisez probablement pas d’analyse de contraintes sur les boulons à moins d’en être le fabricant. Donc très peu de sociétés ont besoin de ce niveau de détail. Si vous réalisez des vérifications d’interférences et des calculs de la masse, vous avez besoin d’une représentation fidèle de la vis mais là encore une représentation simplifiée devrait suffire pour l’assemblage de plus haut niveau.

Gardez en mémoire que l’ordinateur doit dessiner toutes les arêtes que vous créez et si vous avez plusieurs centaines ou milliers de vis, une seule arête en plus représente en réalité des milliers d’arêtes à dessiner pour l’ordinateur.

Les mêmes idées peuvent s’appliquer aux composants électroniques, aux composants moteurs, pompes, etc. achetés et importés en STEP avec un très grand nombre de détails.

Il faut simplement essayer de réfléchir au contexte final et de déterminer quel niveau de détail vous avez besoin à chaque niveau d’assemblage. Et comprendre que certains types de détails sont très couteux en termes de calcul.

NDLR : la fonction « pièce simplifiée » dont on parle ici permet dans un même fichier pièce de stocker une représentation simplifiée du composant que l’on pourra utiliser ensuite dans un assemblage ou une mise en plan si besoin. Par exemple le premier assemblage utilisera la version modélisée alors que l’assemblage de plus haut niveau utilisera la version simplifiée. En 2 clics et à tout moment, la version modélisée pourra être chargée si besoin. Cette version simplifiée, si elle est correctement réalisée la première fois, est capable de suivre les évolutions de la pièce modélisée et de ses révisions, copies, etc. de sorte que l’effort à fournir se résume à 2 minutes tout au plus lors de la première réalisation de la première pièce qui servira de modèle à des dizaines d’autres et qui seront utilisées chacune des dizaines de fois dans des dizaines d’assemblages pendant des dizaines d’années… ou peut-être pas, n’exagérons rien, mais l’idée est là : une petite action à la source peut avoir un grand impact à l’arrivée.


Grille…

Les grandes matrices de fonctions ou de pièces peuvent par exemple poser des problèmes de performances. Avez-vous vraiment besoin de voir cela dans l’assemblage de plus haut niveau ? Les textes extrudés, les logos de sociétés, les textures. Soyez notamment très attentifs aux fichiers téléchargés des sites internet des vendeurs car ils peuvent contenir plusieurs types de surprises comme des corps surfaciques, des formes internes à la pièce (et non visibles) ou de très petites arêtes.

NDLR : Pensez à l’outil de vérification des géométries qui, en plus de vérifier et essayer de corriger les erreurs, vous indique les petites arêtes et surfaces dont vous pouvez éventuellement vous débarrasser soit dans la version simplifiée, soit même dans la version modélisée !

Grands Assemblages Solid Edge - Partie 1- Les outils

Vérification de la géométrie : défauts et petites entités, indispensable sur les fichiers importés

Dans un prochain article, nous détaillerons comment en pratique réaliser ces versions simplifiées et comment les utiliser. Cet article me permet juste d’attirer votre attention quant à leur utilisation pour aider à gérer les performances des assemblages.

Configurations d’affichage


Les configurations sont des ensembles de pièces affichées ou non dans l’assemblage. Vous pouvez les utiliser pour vous aider à naviguer dans l’assemblage. Si vous pouvez utiliser les sous-assemblages, c’est probablement une meilleure méthode, mais les configurations vous permettent de travailler au plus haut niveau de l’assemblage avec moins d’obstacles visuels, ce qui se traduit bien sûr par moins de travail pour la carte vidéo [NLDR : et moins de rotation de la vue pour voir la zone qui vous intéresse donc encore moins de ralentissement, moins d’énervement…].

Les configurations d’affichages fonctionnent en affichant ou masquant vos pièces et en enregistrant cet état d’affichage sous un nom. Une fois enregistrée, vous pouvez continuer d’afficher ou masquer des pièces, la configuration n’est pas modifiée à moins que vous la sauvegardiez à nouveau. Cela vous permet de réappliquer la configuration et donc de revenir à l’état d’affichage alors enregistré, même une fois que vous avez réaffichée toutes les pièces.

NDLR : Il y a beaucoup à dire sur les configurations d’affichage : options d’ouverture, utilisation dans les vues et les nomenclatures en mise en plan, snapshot,etc. Nous avons déjà publié des articles sur ce sujet et nous publierons une vidéo montrant ces fonctionnalités :

Attention aux multicorps « géants »

Certaines personnes pensent qu’enregistrer de grands assemblages solid edge en une seule pièce multicorps améliorera les performances. Le logiciel n’a pas besoin de chercher les fichiers sur le réseau non ? En quelque sorte. Mais une des raisons pour lesquelles nous travaillons avec des assemblages et pas du multicorps est que les assemblages ont des capacités à réutiliser l’information. Si vous avez une pièce avec 100 occurrences, l’assemblage le comprend [NDLR : et ne charge qu’une fois la pièce en mémoire] mais une pièce multicorps non. La pièce doit travailler avec chaque occurrence du corps comme des entités différentes. Donc il se trouve que ce n’est pas une super solution pour les performances de l’assemblage. Il peut y avoir d’autres raisons pour le faire, mais les performances d’assemblages n’en est pas une. [NDLR :
Une des raisons peut être un cas extrême : utilisation d’une machine dans une implantation d’usine. Enregistrer la version simplifiée de l’assemblage en pièce peut alors être envisagé. La pièce sera alors utilisée dans l’implantation mais aucune liaison ne restera avec l’assemblage d’origine.]

Opérations d’assemblages trop lourdes

Certaines opérations que vous réalisez dans l’assemblage prennent plus de temps de calcul que d’autres. Les fonctions technologiques d’assemblages par exemple, imposent à l’assemblage de s’assurer que les pièces sont à jour, de les charger en disponible, de positionner chaque occurrence correctement et ensuite d’ajouter la fonction à l’occurrence en place, avec des potentiellement des différences entre chaque occurrence d’une même pièce. Cela peut réellement devenir très lourd.

Les relations inter-pièce sont également très couteuses pour les mêmes raisons. [NDLR : la forme et la position de l’occurrence source par rapport à l’occurrence cible compte et l’arbre de construction de la pièce va être impactée, demandant un recalcul de la pièce après le moindre déplacement de la source ! Et ceux pour chaque « occurrence »] C’est l’une des raisons pour lesquelles les pièces synchrones sont recommandées pour de meilleurs performances. Vous pouvez créer des relations entre les pièces seulement au moment où vous en avez besoin, sans liaisons associatives permanentes. [NDLR : Nous touchons ici à un vaste sujet. En quelques mots, une des idées de la synchrone en assemblage est de « lier » les pièces très rapidement au moment de la modification par une multi-sélection (par exemple), en étant ainsi capable de modifier 2 pièces en même temps, sans créer aucune liaison. Ce sujet mérite à lui seul une vidéo.]

Vous pouvez réfléchir à geler ces liaisons lorsque vous avez terminé de travailler sur une certaine zone de l’assemblage. [NDLR : en haut du pathfinder de la pièce, dans la branche liaison, un clic droit sur les liaisons permet de les geler, c’est-à-dire de bloquer toute mise à jour. La liaison pourra bien sûr être dégelée plus tard. Cela permet à Solid Edge de ne pas vérifier ces liaisons et ainsi d’économiser beaucoup de temps de calcul : vérification des liaisons, mise à jour, recalcul de l’arbre…]

Erreurs

Si vous avez des liaisons rompues dans vos grands assemblages solid edge, le logiciel va passer beaucoup de temps à chercher ces fichiers. Et cela est également valable pour les fichiers image des textures. [NDLR : et ces liaisons de textures ne sont pas visibles dans le gestionnaire des révisions ! SE peut passer jusqu’à 30sec à chercher le réseau, parfois juste pour recevoir un time-out de Windows lui disant que le dossier réseau n’existe plus…] Même des relations d’assemblages (alignement de plan, etc.) rompues ou en conflits vont ralentir le logiciel qui essaiera de les réparer. Vous devriez essayer de résoudre ces problèmes au fur et à mesure plutôt que de les laisser s’accumuler.  Lorsque vous essayez de corriger un assemblage, c’est toujours plus facile de résoudre une série de petits problèmes plutôt que d’essayer de décortiquer tout un enchevêtrement de liaisons rompues les unes par-dessus les autres.

Paramètres d’affichages

Les beaux effets visuels sont sympathiques. Mais tout ce qui est sympathique a un coût. Alors restreignez leur utilisation aux pièces ou petits assemblages et lorsque vous vous attaquez aux assemblages de tête où les performances deviennent un problème, considérez la désactivation de ces effets.


Style d’affichage 3D

  • Désactivez les réflexions
  • Désactivez les ombres et ombres portées
  • Désactivez même les silhouettes
  • Utilisez le rendu ombrage sans arête si possible
  • Utilisez le « Culling » (NDLR : dans les Options de Solid Edge, Affichage)
  • Diminuez le lissage d’arc
  • Désactivez la transition entre les vues (NDLR : mouvement de caméra lorsqu’on passe d’une vue standard à une autre, ou en vue d’esquisse par exemple)
  • Désactivez la surbrillance


Options d’affichage de Solid Edge

NDLR : Notre guide sur le rendu dynamique présente de nombreux paramètres d’affichages. En plus de ceux mentionnés ici et là, on peut mentionner les options de localisation rapide par englobant dans l’assemblage, permettant de limiter les effets de surbrillance à une boite autour de la pièce.


Grands Assemblages Solid Edge - Digicad

Localisation rapide des pièces par englobant

Résumé : Grands Assemblages Solid Edge

En plongeant dans cette difficile problématique des grands assemblages, vous vous apercevrez que les bonnes performances viennent d’une bonne préparation. Certaines de ces techniques n’auront un impact significatif qu’au-dessus d’un très grand nombre de pièces. Mais si vous allez un jour ou l’autre manipuler des grands assemblages solid edge dans votre travail, vous devez vous préparez avec toutes ces techniques avant d’y faire face.

Bonus : Evaluer la complexité des grands assemblages

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